Couche chaude et semis hâtifs

Comment faire une couche chaude ?

Une couche chaude pour hâter les semis ?

Dans le jardinage traditionnel, il est possible de cultiver en couche chaude pour commencer les cultures plus tôt, on appelle ça la « culture hâtive ». Et ça se fait à extérieur, à partir du mois de janvier. et c’est surprenant pour qui ne connait pas !
Les couches chaudes sont faites sous châssis. Les semis qui en sont issus pourront être repiquer, dès que les températures clémentes apparaitront ou même sous serre. Les semis qui seront produits avec la technique des couches chaudes bénéficieront quasiment d’un climat d’été à plus de 20°C en permanence, dans une terre bien nourrissante, bref, les meilleurs conditions pour réussir ses cultures. Si cette méthode est miraculeuse…. Le jardinier devra être attentif à ses cultures 😉 !

Quand mettre en place une couche chaude ?

En général, on met en place les semis en couches chaudes à partir de janvier et jusque mars voire avril.

Le principe des couches chaudes :

C’est une méthode qu’utilisaient nos grand-pères. Une technique simple et pas chère, qui s’appuie sur la chimie naturelle de la terre et la fermentation des matières organiques. Vous avez sans doute déjà remarqué qu’en hiver, à certains moments, le compost se met à fumer. En réalité c’est la fermentation des matières organiques qui se décomposent et compostent. En se décomposant, elles produisent de la chaleur, malgré les grands froids. C’est l’écart de températures entre le compost et l’air froid qui provoque une condensation (fumée).

Pour les semis chauds, les semis en couches chaudes, nous REcréeons ces conditions de fermentation.

Le saviez-vous ?

Le point chaud de cette fermentation en couches chaudes, en fonction des matières organiques utilisées, pourra atteindre près de 80 à 100°C, c’est le fumier de cheval qui provoque les plus hautes températures à coeur.

Les couches chaudes entérrées ou en châssis ?

Couches chaudes enterrées :

C’est l’animation que nous vous avons proposée ci dessus, un châssis placé de manière à recevoir le plus possible de soleil.

• Creusez un trou de 60 à 80 centimètres de profondeur dans le sol au dimension du châssis, généralement d’1,30 m de largeur pour le côté pratique, la longueur est plus libre et la hauteur environ 0,30 mètre au plus bas côté.
• Remplissez-le de fumier de cheval. Il existe d’autres types de fumiers très efficaces mais le fumier de cheval est celui qui produit les plus hautes températures. Vous pouvez également utiliser du BRF (voir juste plus bas les informations)
• Tassez bien le fumier.
• Arrosez largement sans gorger le fumier.
• Placez le châssis en général de 30 cm de hauteur au plus bas.
• Ajoutez le terreau : il est possible d’ajouter un lie de compost avant le terreau. Dans ce cas il est important que le compost soit complètement décomposé. Dans le cas contraire, les semis mis en place pourraient être en « concurence » avec les herbes non-identifiées issues du compost… Ceci risquerait de compromètre la réussite de vos semis… Ce serait dommage après tant d’efforts !
• Placez les fenêtres du châssis, le tout bien étanche.
• Tout autour du châssis faites un paillage dense et épais, on l’appelle le réchaud.

Le mot du jardinier amateur : le réchaud, comment ça marche ?
Le paillage sur les côtés du châssis, dit « réchaud », en réalité, n’a pas de rôle totalement « actif » (quoique) dans le processus de chaleur. Mais, d’une part, quand le châssis est isolé, la réaction est plus performante et dure plus longtemps. D’autre part, ce paillage va lui aussi développer une réaction chimique lors de sa fermentation et générer lui même une chaleur légère qui l’empêche de geler… Donc un peu actif tout de même ! 

Le deuxième mot du jardinier amateur :
Le chassis doit pouvoir être aéré notamment pendant la culture des semis. les plaques de polycarbonate fonctionnent très bien et sont bien plus légères que les châssis en verre. Elles sont donc plus  faciles à manier mais faites attention aux « coups de vent ». Fixez-les solidement.

Couches chaudes en châssis :

Couche chaude en châssis, comment faire ?

C’est le même principe, sauf que tout se fait en surface, à l’intérieur du châssis, on ne creuse donc pas le sol.

• Dans un chassis haut, d’environ 80 à 90 cm.
• Déposez 40 à 60 cm de fumier de cheval, on peut aussi utiliser du BRF* mélangé à un peu de fumier pour activer plus rapidement la fermentation.
• Arrosez et tassez.
• Paillez le tour du châssis pour plus d’efficacité.
• Ajoutez une couche de terreau de 20 cm d’épaisseur.
• Refermez le chassis…
• Tout se passe comme dans la méthode enterrée. En réalité cette méthode peut avoir 2 avantages intéressant :
> Le chassis est à hauteur d’homme et permet de ne pas se plier en 4 pour la culture
> L’autre avantage, c’est que en cas de pluie importantes, le sol à proximité du chassis reste plus ferme et risque moins de s’abimer. Ce qui n’est pas un mince avantage, vous en conviendrez 😉 !

Le mot du jardinier amateur : LE BRF !

* BRF (Bois Raméal Fragmenté) qu’est-ce donx ? Le bois : c’est à dire les branches des arbres ou des arbustes, raméal : issus des ramifications (rameaux, et branches secondaires des arbres,  fragmenté : le tout passé dans un broyeur qui génère des petits fragments de bois.
Le BRF est généralement utilisé en culture bio notamment pour régénérer le sol et nourrir la terre. Tous les fragments auront disparus en 2 années selon leur taille, décomposé par les micro-organismes, comme dans un sous bois, un compost de plein-air. En agriculture bio, le BRF permet de ne pas ajouter d’autres fertilisants.

 

Couche chaude : la réaction commence rapidement :

• La réaction intervient très vite, parfois dès le lendemain.
• Au bout de 8-10 jours, c’est le « coup de feu ». C’est le point haut de la réaction qui va durer quelques jours entre 60 et 80°C.
• Ensuite la température va doucement redescendre et stabiliser au alentours de 25°C pour 1 mois, puis redescendre aux alentours de 18 – 20 °C
• Il faut mesurer la température du terreau pour connaitre le bon moment des semis.
• Sachez que vous pourrez faire vos semis pleine terre (du châssis) ET vous pourrez également déposer en surface caissettes de semis ou godets…

Couche chaude : attention au soleil….

• Quand les semis ont commencé dans le châssis, sur couche chaude, il faut être attentif au soleil et aux températures.
La température est d’environ 20-25°C dans le châssis, voire bien plus ce qui n’est pas pour déranger les semis de tomates, d’aubergines…., mais peut monter bien plus haut quand le soleil frappe les vitres, si les tomates supportent très bien la chaleur… Mais ce ne sera pas nécessairement pas le cas de toutes les cultures présentes.
• En journée, ces jours là, entrouvrez le châssis pour l’aérer et maîtriser la température.
• Le soir refermer le châssis dès que la lumière baisse.

 

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